Archives par mot-clé : Pubertaire

Cindy Duhamel, Alexandre Ledrait : Djihad au féminin : promesse d’une solution aux éprouvés pubertaires

À partir d’une pratique auprès d’adolescentes radicalisées, l’analyse clinique de l’une d’entre elles permet aux auteurs de questionner les enjeux intra et interpsychiques de l’engagement djihadiste. Ceci offre les premiers jalons d’une réflexion psychanalytique autour de la résonance entre les discours de propagande et l’épreuve du pubertaire. La radicalisation y est envisagée comme un symptôme, offrant potentiellement au sujet une nouvelle forme de protestation, adolescente et féminine.

Adolescence, 2017, 35, 2, 413-432.

Xavier Giraut : Discontinuités adolescentes

L’adolescence, l’âge des possibles, s’inscrit dans le champ de la discontinuité dont la plus perceptible est corporelle. D’autres discontinuités – psychiques, familiales et environnementales –, sont propres à cet âge. Les traces des premières phases de développement vont faire écho à ces remaniements.

Adolescence, 2017, 35, 1, 101-109.

Élise ricadat : Adolescence, cancer et amours

Dans le contexte de maladie grave, les spécificités propres au travail d’adolescence ordinaire se voient teintées de problématiques inhérentes au corps malade, notamment l’emprise de la dimension biologique et du caractère létal. Deux romans parus récemment permettent de saisir comment les configurations psychique et fantasmatique qui en découlent infiltrent les réorganisations pubertaires au cœur desquelles figurent les questions du sexuel, de la sexualité et des relations amoureuses à l’adolescence.

Adolescence, 2016, 34, 3, 645-650.

Nicolas Rabain, Isée Bernateau : balthus et la scène pubertaire féminine

Que viennent révéler les toiles de Balthus sur l’adolescence ? À partir du dernier livre de Ph. Gutton, Balthus et les jeunes filles ou le dévoilement du féminin, l’œuvre du peintre sera confrontée à la question de la métamorphose pubertaire féminine. Car tout comme le psychanalyste, l’artiste semble appréhender l’advenue du féminin pubertaire dans un contexte de féminité infantile phallique. Par ailleurs, nous nous placerons également du côté des jeunes modèles de Balthus en nous demandant à quoi elles rêvent.

Adolescence, 2015, 33, 1, 207-217.

Philippe Gutton : la passion, un système d’emprise

Différencier mieux passion et amour à partir des deux formats du pictogramme pubertaire (emprise infantile et élaboration pubertaire). La passion se caractériserait comme un double jeu d’abus de pouvoir phallique au détriment du sexuel nouveau et derechef, un « breakdown ». L’amour est un moment privilégié de l’intersubjectalisation nécessaire à la créativité adolescente. Aux limites entre ces deux états, la passion peut être amoureuse, l’amour devenir passionnel. Deux exemples cliniques sont empruntés aux romans hongrois de Sándor Márai.

Adolescence, 2015, 33, 1, 33-45.

Anne Boisseuil : temporalités sensorielles en quête de sens chez une adolescente

À partir de la clinique d’une adolescente reçue en consultation pour symptômes hallucinatoires, nous proposons une lecture de ses expressions subjectives selon une perspective temporelle. Nous axerons notre réflexion sur l’actualisation de liens primaires où la sensorialité peut devenir une voie de conquête vers la subjectivation. De ce fait, nous interrogerons la place de l’environnement actuel de l’adolescente comme étayage dans ce travail.

Adolescence, 2014, 32, 4, 847-856.

Philippe Givre : corps évanescent : arrimage auto-sensuel et sensoriel

Lors du suivi thérapeutique d’une jeune patiente anorexique, la présence entêtante de sensations de chaud et de froid est là pour lutter contre des angoisses de dépersonnalisation, mais aussi pour traduire la présence d’éprouvés pubertaires, infantiles et archaïques dans l’impossibilité d’être subjectivés. L’établissement d’affinités particulières entre les registres archaïque et pubertaire favorise de façon très régressive la domination des modes de représentance les plus primitifs au détriment de formes plus élaborées, ce que la psychothérapie a peu à peu différencié.

Adolescence, 2014, 32, 4, 705-717.

COURTY BRICE : FUR UNDER THE ROSES

»Du Poil sous les roses (Fur under the roses) depicts over the course of a film the emergence of the pubertaire in a boy and a girl, from the initial vacillation of identity and desire, through the lability of psychical defences that they can then establish, until the resolution of their feeling of strangeness. Their path leads them toward each other at the end of the journey of sexual difference, that is of the affiliation with a sex, but also of the recognition of the desire of the Other, outside of the family environment. In this transition, the language of childhood is infiltrated by that of the adult; confusion gives way to an imperious work of translation. The gaze must arm itself with screens (camera, microscope) to filter desire in the world, the other and oneself.»

Philippe Gutton : the virtual and its conducts

The pubertaire Virtual (with a capital “ V ”) would be a formulation of the Lacanian real, at the moment of the metamorphosis of puberty. The virtual conducts of adolescents could avoid it, with certain risks, while at the same time aiming for this deep aspiration. Distractions, they reflect an alienation through the image and its techniques, but one from which a work of subjectivation may nevertheless be expected. The false may prove helpful in the quest for what is true.

Olivier Douville : attacks against the body, or return to the gesture

A clinical treatment of adolescent self-mutilation is possible as long as the adolescent is posited as being in a phenomenal crisis between two bodies. Not only between the child’s body and the adult body, but above all between the body of the partial drives and the phallicized body. The scene of the origins of the human body is psychically re-found and recreated at this moment. The author bets that a reading of the exchanges between Caillois and Bataille will give a glimpse of the adolescent tension in its subjectivation of the corporal.