Archives par mot-clé : Psychothérapie

Benjamin Degenne : un succédané de psychodrame en relation duelle

La découverte du psychodrame analytique individuel offre au clinicien des possibilités nouvelles dans l’accompagnement psychologique des adolescents. S’appuyant sur la vignette d’un jeune garçon en âge de démarrage pubertaire, cet article discute le lien existant entre psychodrame et jeu improvisé à deux. La réflexion porte sur la possibilité de recourir à la stratégie interprétative du psychodrame, au bénéfice d’une relation duelle entravée dans sa dynamique.

Adolescence, 2018, 36, 1, 183-191.

Mickael Benyamin, Gérard Pirlot : Le silence et le mot surprise

Les auteurs, à partir d’une vignette clinique, se proposent de revisiter le silence et l’inhibition du fonctionnement psychique chez les adolescents. Ils s’appuient sur le travail du préconscient dont le rôle est majeur dans le traitement des excitations et de la génitalité propre au processus de l’adolescence et tentent de l’articuler avec une théorie de la technique avec les adolescents.

 

Adolescence, 2017, 35, 2, 403-412.

Sydney Gaultier : « L’amour est aveugle » : Parcours erratique d’un adolescent adopté

Ce texte relate le suivi psychothérapique d’un adolescent abandonné-adopté-placé en institution éducative. Il aborde l’impact à l’adolescence des vécus antérieurs à l’abandon et de la capacité ultérieure des parents adoptifs et des institutions à les prendre en charge. Les étapes du processus thérapeutique et des troubles manifestés par le jeune sont décrits au travers des échanges et ajustements transférentiels qui donnent sens au suivi et à son évolution.

Adolescence, 2016, 34, 4, 753-761.

Nathalie De Kernier : Infans adoptée, adolescente adoptante

En revisitant des temps de psychothérapie d’une adolescente adoptée bébé, consultant à la suite d’une tentative de suicide, le processus analytique est vu comme analogue à un processus d’adoption réciproque, incluant les parents adoptifs confiant l’adolescente en thérapie. Le travail analytique favorise chez l’adolescente l’adoption de parties d’elle clivées, l’amenant à se réapproprier son histoire. Devenir adulte impliquera la possibilité de choisir ses affiliations : à son tour, elle pourra adopter.

Adolescence, 2016, 34, 4, 733-742.

Anne Boissel : Adolescents cérébro-lésés

Les effets à long terme d’un traumatisme crânien grave survenant chez l’enfant et l’adolescent, sont souvent sous-estimés. Or, la gravité des séquelles, notamment cognitives et comportementales, d’un traumatisme crânien augmente de façon inverse avec l’âge de la survenue du traumatisme. À travers le récit d’une psychothérapie d’un adolescent traumatisé crânien, il est proposé un cadre spécifique de travail psychothérapique pour les adolescents cérébro-lésés.

Adolescence, 2016, 34, 3, 511-524.

Claire Squires : les dysharmonies de l’enfant : des entités complexes et multiples

Au moment où les dysharmonies de l’enfant sont intégrées aux troubles du spectre autistique, il convient de questionner la place à leur accorder en psychopathologie. Ces enfants initialement fragiles, s’ils bénéficient d’une prise en charge très précoce, peuvent rattraper rapidement des difficultés de départ massives. Ceci souligne l’intérêt d’un repérage précoce de ces pathologies alliant les connaissances du développement, du fonctionnement psychique et des théories intersubjectives.

Adolescence, 2015, 33, 4, 779-788.

Yann Leroux, Kathya Lebobe : que peut faire un thérapeute d’adolescents avec Internet ?

Le développement du numérique offre de nouvelles opportunités de soin pour les psychothérapeutes. L’article décrit les spécificités de la situation française au regard des médiations numériques. Il précise les avantages et les désavantages des thérapies en ligne ainsi que leurs indications et leurs contre-indications. La discussion d’un moment de psychothérapie d’une adolescente illustre comment le mail peut être un médiateur intéressant. Des hypothèses sont formulées sur les processus qui ont permis les changements observés dans le cadre de ce traitement en ligne.

Serge Tisseron : rendez-vous dans dix ans

Deux raisons obligent à réfléchir à la possibilité de mener des psychothérapies par Internet. La première concerne la pénurie de thérapeutes sur certaines régions. La seconde propose de penser le dispositif imaginé par Freud comme un cas particulier d’une théorie générale dont nous devrions explorer d’autres variantes capables notamment de s’ajuster aux nouvelles psychopathologies. Dans tous les cas, la thérapie en ligne a besoin d’un protocole associant repères spatiaux et temporels, accord financier et confidentialité.

Mickael Benyamin : lauren

La passion amicale à l’adolescence est ici envisagée sous une double valence, positive et négative. Le conflit narcissico-objectal propre à l’adolescence entre en résonance avec le processus de l’adolescence et la passion peut se révéler étayante et organisatrice versus désorganisante et entravante. Le débordement quantitatif qu’elle impose à l’appareil psychique demande une adaptation de la technique de psychothérapie psychanalytique à destination des adolescents.

Adolescence, 2015, 33, 1, 143-152.

Fanny Dargent : idéal de séance ?

L’article propose d’envisager la spécificité des psychothérapies à l’adolescence à partir de deux cas cliniques. Le premier évoque une forme « d’idéal d’être là » où le clinicien est un interlocuteur bienveillant accompagnant les remaniements intrapsychiques de l’adolescent. Dans le second, le désordre familial, entre autres, entrave la rencontre avec l’adolescent dans l’ici et maintenant de la séance.

Adolescence, 2014, 32, 3, 599-608.