Archives par mot-clé : Lien social

dany-robert dufour, marilia amorim : lenguaje y adolescencia

Los autores consideran el lenguaje como un lugar en el cual los sujetos tejen y retejen su identidad. Ellos examinan lo que la post modernidad actual esta trasformando en nuestra manera de hablar. Los autores hacen la hipótesis que una nueva lengua esta en camino de constitución, la cual será susceptible de influenciar enormemente las condiciones de la subjetivación y de la socialización en el momento oportuno de la adolescencia.

Adolescence, 2009, T. 27, n°4, pp. 941-957.

Serge Lesourd : émergence de l’homosexualité à l’adolescence ou les gens de la mère

Dans cet article, à partir d’un cas clinique d’homosexualité féminine, l’auteur montre en quoi l’homosexualité adolescente, spécialement la féminine qui a posé question à la psychanalyse, peut être entendue comme une des voies normales de la rencontre de la jouissance du corps dans l’acte sexuel au temps pubertaire. Cela l’amène à poser des questions à propos des effets des discours sociaux sur le passage adolescent, et donc sur la place accordée, dans la modernité et la post-modernité, à l’homosexualité agie, et non “ sublimée ” comme l’écrivait Freud, comme une des formes possibles du lien social.

 

Pascal Hachet : usages festifs de cannabis

Les très nombreux adolescents qui fument du cannabis de manière festive – ou récréative – n’entretiennent certes pas un rapport addictif avec les « joints ». Mais il est intéressant de remarquer que l’utilisation de ce produit n’est jamais étrangère aux divers aspects de la conflictualité constitutive de la crise d’adolescence : par delà le fait de disposer d’une alternative – ou d’un complément ! – à l’ivresse provoquée par les boissons alcoolisées, il s’agit de modifier ponctuellement ce qui est ressenti et pensé, de manière à améliorer le rapport avec les autres adolescents, à se familiariser avec le désir et les premières expériences sexuelles, à faciliter les manifestations d’humour et, parfois, à gérer une sensibilité excessive et des fantasmes sexuels et agressifs dérangeants. Des entretiens psychoéducatifs peuvent permettre à ces adolescents de questionner plus globalement le mal-être propre à leur âge, ses conséquences relationnelles et la façon dont ils essaient d’y remédier. À cet égard, la famille peut être utilement associée à la prise en charge.

Jean-Jacques Rassial: la violence sexuelle des adolescents

L’accroissement du nombre de violences sexuelles commises par des adolescents, en particulier en réunion, exige une réflexion clinique, psychopathologique, métapsychologique et anthropologique, ici introduite. Le malaise actuel du lien social, la modification des valeurs et surtout la sexualité « nouvelle » promue dans nos sociétés induisent, chez des adolescents ordinaires, des conduites perverses, selon une psychopathie qui ne témoigne que d’une difficulté à associer les interdits oedipiens et les exigences du surmoi collectif.

Adolescence, 1998, T. 16 n°1, pp. 294-306.

Dany-Robert Dufour, Marilia Amorim : langage et adolescence

Les auteurs considèrent le langage comme étant le lieu où les sujets tissent et retissent leur identité. Ils examinent ce que la post-modernité actuelle est en train de changer dans nos façons de parler. Ils font l’hypothèse qu’une novlangue est en cours de constitution, susceptible d’influencer grandement les conditions de la subjectivation et de la socialisation, au moment-clé de l’adolescence.

Adolescence, 2009, T. 27, n°4, pp. 941-957.

Marie-Jean Sauret : adolescence et lien social : le moment adolescent

Sous cet intitulé, il s’agit de proposer une théorie générale du lien social. Elle devrait permettre de s’interroger sur la façon dont un sujet réussit à se loger dans un vivre ensemble, d’une part sans renoncer à sa singularité, d’autre part sans mettre le lien social en péril. C’est le moment logique de cette solution que nous qualifions de « moment adolescent », et à partir duquel nous tentons de proposer une problématique et d’extraire les conditions de possibilités.

Adolescence, 2009, T. 27, n°2, pp. 313-327.

Viviani Do Carmo, Miriam Debieux Rosa : la construction subjective des adolescents brésiliens face à la violence du lien social

Au Brésil, entre 2002 et 2010, plus de 230 000 jeunes, entre 15 et 25 ans, ont été assassinés. Cet article propose une analyse des vicissitudes de la construction subjective des adolescents brésiliens immergés dans un environnement de pauvreté, d’anomie sociale et de violence. À partir de la création d’un dispositif clinique groupal, les groupes de conversation, d’orientation psychanalytique, réalisé auprès des adolescents en milieu scolaire, l’auteur a pu construire l’hypothèse suivante : étant donné la violente disqualification de leur vie et le  manque absolu de perspective d’une inscription dans un lien à minima indicateur de participation phallique dans le champ social, certains jeunes font de la violence leur propre fiction et une modalité de lien social. Depuis un fragment de cas, l’auteur propose également d’aborder la méthode utilisée dans la conduite de ces groupes de conversation. 

Adolescence, 2013, T. 31, n°3, pp. 589-600.

François Richard : peut-on parler d’une « société du malaise » ?

Dans cet article la confrontation épistémique entre la psychanalyse et les sciences sociales est reproblématisée à partir du propos d’A. Ehrenberg (et d’autres chercheurs en sociologie) et d’hypothèses sur la spécificité de l’actuel malaise dans la culture. Les idées freudiennes sont menées jusqu’au point où leur subjectivisme introduit paradoxalement à une perspective de renouveau de l’historicité. Les formes actuelles du malaise dans la culture (contradiction entre moralité et cynisme, complémentarité entre individualisme et grégarité, libération sexuelle cachant une insatisfaction, suspension du jugement, prévalence des  fonctionnements en processus primaires, agirs violents, troubles de la subjectivation) sont dépeintes et commentées.

Adolescence, 2011, T. 29 n° 3, pp. 571-582.

Anne Winter, Loïck M. Villerbu : de l’adolescence dite « délinquante » : un autre paradigme du lien ?

Régulièrement, la littérature intéressée par la délinquance au temps de l’adolescence convoque la défaillance de l’instance paternelle comme explicative des transgressions du lien social. Ce sont là les héritages d’une tradition théorique qui a témoigné à maintes reprises des effets de la triangulation œdipienne, paradigmatique des relations affectives et sociales. Or, un pan de la clinique montre aujourd’hui tout le poids d’une dynamique de l’échange soumise à une injonction paritaire, que l’on ne saurait négliger. Sous-tendue par le narcissisme, elle prend le pas sur la généalogie et confère aux distances et proximités en jeu dans la génération, un rôle certain ; celui de garantir au sujet réciprocité et intégrité, en fondant autrement les valeurs qui sont les siennes.

Adolescence, 2011, T. 29 n°1, pp. 293-304.