Archives par mot-clé : Jean-Bernard Chapelier

Jean-Bernard Chapelier : freud and the wolf man : a shared pubertaire scene

The case of the « Wolf Man », a young man who presented grave problems in adolescence, is revisited here in light of the concept of the pubertaire scene. Indeed, when we look closely at it, this primal scene exhumed by Freud is in fact a pubertaire scene co-constructed by Freud and his patient. Starting with this hypothesis, it is possible to explain the failure of the psychoanalytical treatment which will leave the Wolf Man facing a breakdown he could not surmount. This analysis seeks to show the possible effects of the analyst’s unanalyzed pubertaire on his patient.

Jean-Bernard Chapelier : homosexualité, homophilie et fantasme d’auto-engendrement

Le fantasme d’auto-engendrement (qui vient rendre compte et donner un sens à l’apparition de la sexualité génitale mature) aide à abandonner l’investissement libidinal (sexualisé) familial de type œdipien (trans-générationnel) au profit d’un investissement sexuel de type homo-générationnel. Ce processus de passage de la famille au groupe social (de pairs) est complexe et fait appel à des fantasmes variés sous la forme de scènes (pubertaire, pédophilique, sado-masochiste…) qui renvoient aux groupes internes. Le fantasme d’auto-engendrement dénie, en même temps, la castration, la scène primitive, la différence des sexes, mais il développe transitoirement ce que nous appelons l’homophilie. Dans ce contexte, l’homosexualité pourrait être pensée comme un avatar de cette homophilie mal surmontée. Pour défendre cette position il est fait référence tant à la clinique (individuelle et de groupe) qu’aux pratiques initiatiques.

Jean-Bernard Chapelier : Freud et l’homme aux loups : une scène pubertaire en commun

Le cas de « l’Homme au loups », jeune homme qui a présenté de graves difficultés à l’adolescence est ici revisité à partir du concept de scène pubertaire. En effet à y regarder de près cette scène primitive exhumée par Freud est en fait une scène pubertaire co-construite par Freud et son patient. C’est à partir de cette hypothèse qu’il est possible d’expliquer l’échec de la cure psychanalytique qui laissera l’Homme aux loups face à un breakdown non surmonté. Cette analyse cherche à montrer les effets possibles du pubertaire non analysé de l’analyste sur son patient.

Jean-Bernard Chapelier : « la grande illusion » : fête et processus groupaux

 

La fête condense deux attentes contradictoires, l’une individuelle à savoir trouver le partenaire amoureux et/ou sexuel idéal, et l’autre de retrouver la sécurité narcissique au sein d’un groupe qui promet des plaisirs sans comparaison. Le choix est d’autant plus difficile que les deux solutions ont fantasmatiquement la même conséquence : la félicité du « sentiment océanique ». Pris entre la fidélité au groupe et l’espoir d’une rencontre amoureuse, l’adolescent opte souvent pour une troisième voie, celle de la recherche rapide d’un état second par la consommation d’alcool ou de stupéfiants.