Archives par mot-clé : Déliaison

Alexandre Morel : scènes de violence

À travers le récit clinique de la prise en charge d’une adolescente hospitalisée pour anorexie dans le cadre d’un psychodrame, l’auteur évoque divers aspects de convocation de la violence contre celle que véhicule le symptôme anorexique. Violence de la plongée d’un dispositif qui contraint la patiente à un commerce renouvelé avec l’objet, et violence salutaire de l’enfant dans l’adolescent qui soutient le retournement de la haine de l’auto à l’hétéro-agressivité.

Adolescence, 2019, 37, 2, 269-280.

Vincent Cornalba : investir, entre fidélité et rupture

L’auteur, en prenant appui sur un certain recours à l’idéologie, rappelle l’importance du processus de réinvestissement à l’adolescence et interroge la dynamique spécifique qu’elle entretient chez le sujet, entre liaison et déliaison. Cette approche engage à souligner les enjeux de la fonction de répondant et les risques que l’adolescent encoure lorsque ce répondant vient à manquer ou se révèle en deçà des enjeux ouverts par le processus de subjectivation.

Adolescence, 2018, 36, 2, 305-317.

Philippe Pierre Tedo : telluriques

De plus en plus d’adolescents, dès le seuil de la puberté, s’engagent dans des conduites morbides d’attaques du corps, notamment à type de scarifications ou de brûlures. Le travail clinique auprès de ces patients confirme la gravité des troubles. Tous ces patients comptent des antécédents de violences sexuelles avérées. La plupart portent les stigmates d’un traumatisme réel de l’enfance. Les autres sont abîmés par les interrelations tissées au sein de familles à forte potentialité incestueuse. L’émergence des éprouvés pubertaires produit des effets cataclysmiques sur la psyché. Le corps entre en vibration et prend le pouvoir comme lieu d’expression privilégié pour tenter de figurer, par l’acte, une problématique psychique non encore élaborable.

 

Mots clés : Seuil pubertaire, Attaques du corps, Insensé pubertaire, Instance du corps, Inceste psychique, Déliaison, Masochisme mortifère, « Un enfant est battu ».

Jean Laplanche: la soi-disant pulsion de mort: une pulsion sexuelle

Dans une première partie, historico-critique, l’auteur montre la fonction de l’invention de la pulsion de mort dans l’évolution de la pensée freudienne. La pulsion de mort correspond à un rééquilibrage au sein de la théorie de la sexualité, alors qu’elle est considérée à tort comme un ajout externe à celle-ci.

Dans une seconde partie, métapsychologique, l’auteur situe la pulsion de mort dans la genèse de l’appareil psychique, comme un des résultats du refoulement originaire, constitutif du ça. L’opposition pulsions sexuelles de vie / pulsions sexuelles de mort correspond à la polarité fondamentale : liaison / déliaison.

Dans une troisième partie, l’auteur esquisse une théorie psychologique générale du problème de la haine, à partir de trois facteurs : l’agressivité autoconservatrice ou combativité – la violence sadique de la pulsion sexuelle de mort – la jalousie spéculaire narcissique

Adolescence, 1997, T. 15 n°2, pp. 311-328.