Archives par mot-clé : Créativité

Isabelle Blondiaux : quête de sens et créativité à l’adolescence

La quête de sens et la créativité sont exacerbées à l’adolescence. Mais si le sens est une quête, quel chemin emprunter pour le découvrir ? La créativité est-elle une méthode pour l’atteindre ? L’accès au sens peut-il être légitimement considéré comme une visée essentielle de la thérapeutique (définie comme technique d’instauration ou de restauration du normal) ? Si oui, est-il fondé d’envisager la créativité comme une discipline essentielle à mobiliser chez les adolescents et leurs soignants ?

Adolescence, 2020, 38, 2, 405-421.

Pascale Baligand : Écriture de la sensorialité adolescente : Les vagues de virginia woolf

Dans cet article, l’auteur prend appui sur Les Vagues de Virginia Woolf pour interroger le statut de la sensorialité à l’adolescence. En mettant en perspective les modalités particulières de l’écriture de Virginia Woolf, qualifiées d’écriture de la sensorialité, l’article éclaire les liens entre sensorialité, continuité d’être, redéploiements identificatoires et subjectivation de la perte à l’adolescence, entrevus notamment à travers les relations des protagonistes au personnage clef de Perceval.

Adolescence, 2016, 34, 3, 651-661.

Anne Boisseuil : le dégoût à l’adolescence, processus de créativité ?

Le dégoût tel qu’il est exprimé chez une adolescente sera étudié comme l’expression de mouvements subjectifs créatifs. Nous étudierons son évolution dans le processus thérapeutique. Le dégoût sera un moyen d’entendre l’intrication pulsionnelle de cette jeune fille. Nous examinerons le dégoût dans ses liens archaïques et génitalisés.

Adolescence, 2015, 33, 2, 367-381.

Christine Mazars : le champ de la voix dans le « slam poésie »

Le slam est un nouvel art poétique, faisant intervenir la scène, emprunté par les jeunes. Cette poésie-spectacle répond au besoin d’étayage narcissique et de conquête de nouveaux espaces à l’adolescence où le champ du langage est investi en rupture avec la langue maternelle et celle de la norme. Elle permet aux jeunes de se confronter à l’altérité en sublimant leurs pulsions agressives par le biais de l’objet esthétique commun auquel ils se sont identifiés et par lequel ils exercent leur créativité.

Adolescence, 2014, 32, 4, 771-786.

Philippe Jeammet : le sensoriel : un antidote aux émotions

C’est dans un contexte de paradoxalité que s’inscrit le processus d’adolescence. Le sujet est confronté avec une intensité toute particulière aux effets de dépendance et à l’exigence d’autonomie. Cette tension suscite une résurgence d’émotions que le sujet doit gérer et la quête de sensations peut en représenter l’une des modalités. La conscience réflexive est alors déterminante pour préserver le sujet des conséquences d’une polarisation destructive.

Adolescence, 2014, 32, 4, 695-703.

Julien Denans, Mohammed Ham : adolescence, solitude et lien social. perspectives métapsychologiques et cliniques

Les auteurs visent, à partir de discours de souffrance d’où émerge une problématique de solitude, à rapatrier cette notion du côté du référentiel métapsychologique afin de l’élever à la dignité de concept et se défaire de toute vision purement phénoménologique ou interactionniste. La conceptualisation de la solitude passe alors par la référence freudienne à l’Hilflosigkeit, détresse psychique et discontinuité ontologique ouvrant à la dimension d’un lien autre que fusionnel, c’est-à-dire, un lien que nous qualifierions de langagier avec J. Lacan. D. W. Winnicott propose lui une « capacité d’être seul », solitude qui se supporte de l’installation psychique de l’autre. Elle se trouve liée à l’espace potentiel où se manifeste le mode de vie créatif de l’individu. Cette épistémologie est alors le prétexte pour interroger notre pratique et les enjeux transférentiels de la rencontre clinique. Celle-ci ne s’affirme-t-elle pas justement comme cet espace dynamique et créatif de l’être seul en présence de l’Autre ? Cette perspective devrait nous permettre d’interroger plus largement les ressorts du lien social dont la clinique de l’adolescence est une figure emblématique.

Adolescence, 2008, T. 26, n°3, pp. 723-739.

Silke Schauder : du temps de l’œuvre à l’œuvre du temps. quelques notes sur camille claudel (1864-1943)

L’article présente une discussion du processus créatif chez Camille Claudel et des relations complexes qu’entretiennent ses œuvres avec le temps. Dans un premier temps, l’auteur souligne la sensibilité toute particulière de cette artiste au temps. Dans un deuxième temps, huit de ses œuvres sont présentées et analysées en fonction de leur rapport spécifique au temps.

Adolescence, 2008, T. 26, n°2, pp. 389-421.