Archives par mot-clé : Après-coup

François Richard : tendance suicidaire et figure de l’enfant mort

Cet article envisage les relations entre tentative de suicide à l’adolescence et relation symbiotique aux premiers objets, à partir de la façon dont un patient adulte est susceptible d’élaborer après-coup à la fois une tendance suicidaire de son adolescence, la reviviscence pubertaire de ses désirs œdipiens infantiles et la rémanence d’un mode symbiotique de relation.

Adolescence, 2015, 33, 4, 871-883.

Benjamin Jacobi : Plainte et adolescence

Après avoir décrit les plaintes ordinaires, nécessité du temps de l’adolescence, ce texte, à partir d’un travail clinique, présente les spécificités de l’apparition et du travail thérapeutique avec la plainte de l’adolescent. La place d’une scène traumatique pour manifester la plainte et son contenu, faits d’investissements narcissiques très intriqués aux investissements libidinaux sont considérés comme caractéristiques de la plainte à l’adolescence.

Bernard Brusset : de la maturation de l’instinct selon pierre mâle au pubertaire selon philippe gutton

De P. Mâle à Ph. Gutton, la spécificité du travail d’adolescence s’est affirmée produisant de grands développements en rapport avec les perspectives contemporaines de la psychanalyse et non sans effet sur celle-ci. Les renouvellements métapsychologies ont été ordonnés à la nécessité de rendre compte de la diversité de la clinique de l’adolescence. Il s’agit toujours d’abord de la confrontation du jeune adolescent au génital pubertaire. La portée traumatique de cette émergence, en rupture initiale avec la période de latence et avec l’organisation génitale infantile narcissique phallique, détermine des modes de défense qui peuvent être de type archaïque en rapport avec des failles primaires de l’organisation psychique. L’impact de la puberté les révèle en les actualisant, et l’adolescence comme travail psychique en détermine le destin. La psychothérapie des adolescents garde de la psychanalyse l’essentiel de la méthode, l’association des idées, mais celle-ci est alimentée par le thérapeute au service de la mise en représentations et de la mise en mots. La disponibilité psychique et la plasticité identificatoire de l’analyste lui permettent de trouver, dans le style qui lui est propre, le ton juste et la bonne distance.

Adolescence, 2009, T. 27, n°1, pp. 217-234.